Comment numériser correctement des images pour mon site ?

La qualité des numérisations est au bout d'un processus qui n'a rien d'automatique.

  1. Il faut d'abord être correctement installé. Cliquez ici pour un test rapide. Si vous n'arrivez pas à passer ce test, vous ne pourrez pas faire un contrôle visuel satisfaisant de vos images, mais vous devriez néammoins faire (en aveugle) le contrôle de l'histogramme mentionné ci-dessous.
  2. Il faut choisir les dimensions définitives en pixels que l'image devra prendre sur la page web
  3. Numériser «large», sans se préoccuper de ces dimensions (et surtout sans se soucier des chiffres magiques 72 dpi ou autres qui n'ont rien à voir avec la résolution des écrans), afin d'obtenir une image nettement plus grande que ce qui sera nécessaire. Inutile toutefois d'utiliser la pleine résolution de votre scanner, mais prenez un sous-multiple entier (par exemple 150 dpi si votre résolution nominale est de 300, 600 ou 1200 dpi).
  4. Dans un logiciel graphique, réduire la taille au format demandé. Il ne faut jamais chercher à faire cette mise aux dimensions définitive au niveau du scanner.
  5. Alors seulement commence le travail indispensable pour avoir un «bon» résultat (évidemment tout ce qui suit n'aura de sens que si vous maîtrisez suffisamment votre logiciel graphique) :
    (i) vérification de l'histogramme, avec éventuellement correction. Cette vérification permet d'échapper aux images voilées ou «lavées», où ce qui devrait être noir est simplement gris. On ne peut pas percevoir visuellement ce défaut si on n'est pas correctement installé, par exemple si on travaille dans une lumière ambiante trop forte.
    (ii) amélioration (éventuelle) du contraste
    (iii) saturation (éventuelle) des couleurs
    (iv) retouche de la netteté. QUASIMENT INDISPENSABLE, mais ne pas abuser.
    Les retouches ii,iii,iv peuvent être limitées à des zones limitées de l'image, si on sait comment s'y prendre. En fait, c'est le même travail que pour préparer une image pour l'impression. Bien entendu, on peut toujours essayer les menus de réglages automatiques, quand on en a, mais il ne faut pas trop s'y fier.
  6. Enfin, sauvegarde en JPEG (en général) avec contrôle interactif du compromis qualité/poids. Il s'agit de comprimer le plus possible, jusqu'à ce que les artefacts de compression commencent à se faire deviner.

Il faut évidemment avoir un logiciel graphique digne de ce nom qui puisse faire toutes ces opérations de manière confortable. PaintShop Pro ou Photoshop Elements sont de bons candidats pas trop chers (nous donnons un test de ce dernier) ; The Gimp (gratuit) est aussi à considérer.

Charles